Au Sénat, Lohanne remporte le concours d’éloquence 2026

Le 23 juin dernier, Lohanne a remporté la finale du concours d’éloquence organisée par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage et Eloquentia, au Sénat. Pour cette édition 2026, dont la thématique faisait écho au 25ᵉ anniversaire de la loi Taubira, les candidats étaient invités à débattre de la question : « La loi Taubira est-elle une forme de réparation ? » Grâce à un discours d’une grande force, Lohanne a su convaincre le jury offrant à l’E2C Paris une deuxième victoire consécutive dans ce prestigieux concours, après le succès d’Islem en 2025.

Une parole qui marque

Au fil de son intervention, Lohanne a porté une réflexion personnelle et engagée sur la question de la reconnaissance, de la mémoire et de la réparation.

Parmi les passages qui ont particulièrement marqué le jury et le public, cette phrase résume toute la force de son propos :

« Parce qu’un crime sans nom devient une rumeur, parce qu’une souffrance sans reconnaissance devient un silence. »

Ces mots font directement écho à l’esprit de la loi Taubira, adoptée en 2001, qui reconnaît la traite négrière transatlantique et l’esclavage comme crime contre l’humanité.

Portée par une argumentation solide, une grande sensibilité et une remarquable maîtrise de la prise de parole, Lohanne a livré un discours qui a su toucher l’assemblée.

Un parcours construit avec détermination

Déjà remarquée lors de la demi-finale du concours, Lohanne a confirmé tout son talent lors de cette ultime épreuve. Cette victoire est l’aboutissement de plusieurs semaines de préparation, de recherche, d’écriture et d’entraînement.

Pour cette jeune femme, naturellement discrète, prendre la parole devant un public, au Sénat, sur un sujet aussi sensible représentait un véritable défi. Un défi qu’elle a relevé avec beaucoup de justesse, de maîtrise et d’émotion.

Donner toute leur place à la voix des jeunes

Cette finale allait bien au-delà d’un concours d’éloquence. Elle invitait les jeunes à s’emparer d’un sujet de mémoire, de citoyenneté et de transmission, en construisant une réflexion personnelle et en la défendant avec conviction.

Comme l’a rappelé Jean-Marc Ayrault, ancien premier ministre et président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, ce concours est aussi l’occasion de donner la parole à celles et ceux que l’on entend parfois moins. Il a notamment tenu à rappeler que « être sans diplôme et sans emploi, ce n’est pas être sans talent », invitant les jeunes à croire en leurs capacités et à montrer, par leur engagement, toute la richesse de leurs parcours.

Un message qui prend tout son sens dans le cadre des Écoles de la deuxième chance, qui accompagnent chaque jour des jeunes vers la construction de leur avenir et leur permettent de révéler leurs talents.

Aux côtés de Lohanne, les finalistes des E2C du Var, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, de Mayotte et de La Réunion ont eux aussi porté leur voix avec conviction. Certains avaient parcouru plusieurs milliers de kilomètres pour participer à cette finale au Sénat et défendre leur discours.

Leur engagement, leur courage et la qualité de leurs interventions ont largement contribué à faire de cette édition un moment fort, riche en échanges et en réflexions.

Face à un auditoire nombreux, les candidats ont eu l’honneur de s’exprimer en présence de Christiane Taubira, venue les écouter, les soutenir et les encourager. Un moment particulièrement fort pour ces jeunes engagés sur un sujet directement lié à l’histoire et aux mémoires de l’esclavage.

Les finalistes ont été départagés par un jury d’exception composé de Clémence Botino, Michael Bousseton, Fadily Camara, Olivier Rabier et Aïssata Seck, qui ont salué la qualité des prestations et la richesse des argumentations.

Une victoire collective

À l’issue de la cérémonie, Lohanne a confié être très fière du chemin parcouru. Une émotion largement partagée par l’ensemble des équipes de l’E2C Paris qui l’ont accompagnée tout au long de cette aventure.

L’E2C Paris adresse ses sincères remerciements à la Fondation pour la mémoire de l’esclavage et à Eloquentia pour l’organisation de ce concours qui donne toute sa place à la parole des jeunes.

Nos remerciements vont également à Christiane Taubira, dont la présence bienveillante et les encouragements adressés aux finalistes ont constitué un moment fort de cette journée.

Un grand merci à Sofia Fataïcha, pour son accompagnement à la prise de parole, ainsi qu’à Yamina Kadi, Fella Zeggane, Meriem Mekrazi et à l’ensemble des équipes de l’E2C Paris, dont l’engagement, les conseils et la bienveillance ont permis à Lohanne et ses camarades de se préparer dans les meilleures conditions.

Une victoire qui porte une ambition

Cette deuxième victoire consécutive de l’E2C Paris s’inscrit dans une belle dynamique et témoigne, une nouvelle fois, du talent et de l’engagement de ses jeunes.

Au-delà du palmarès, cette finale rappelle surtout ce que les jeunes sont capables d’accomplir lorsqu’ils sont accompagnés, encouragés et mis en confiance. En remportant cette édition 2026, Lohanne n’a pas seulement décroché un prix : elle a porté une parole forte, sensible et engagée sur un sujet qui touche à notre mémoire collective.

Bravo à Lohanne pour cette magnifique victoire, et félicitations à l’ensemble des finalistes des E2C du Var, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, de Mayotte et de La Réunion, qui ont porté avec talent, courage et conviction des discours d’une grande qualité.

Ensemble, ils ont rappelé que la jeunesse a toute sa place dans les grands débats de notre société.

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